Mon artisan respecte les gestes barrières : #lesbonsgestes
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Si certaines entreprises du bâtiment ont cessé toute activité après les annonces de la crise sanitaire, d'autres ont fait le choix de continuer leur activité, en adaptant leur organisation pour les consignes de sécurité sanitaires imposées par le gouvernement.

 

En Vendée, l'entreprise de maçonnerie générale Frédéric Bourasseau a décidé de continuer certains chantiers en extérieur, tout en se réorganisant pour assurer la sécurité de ses salariés. Le point avec Frédéric Bourasseau, gérant de l'entreprise.

 

Frédéric Bourasseau quelle a été votre décision à la suite de l’annonce de notre président ?

« Nous avons pris le parti de continuer notre activité, car nous avons bien compris que le gouvernement souhaitait que l'on poursuive, en aménageant bien entendu les postes de travail pour la sécurité de nos salariés et de nos clients. Nous essayons d’avancer autant que possible nos chantiers pour pérenniser l’entreprise. Nous avons un carnet de commandes confirmé pour plus d’un an d’activité, nous tenons donc à reprendre dans les meilleures conditions dès la fin de cette épidémie. »

 

Vous poursuivez aujourd’hui tous vos chantiers, rien n’a changé ?

« Aujourd'hui, on ne continue que les chantiers en plein air et où il n'y pas de clientèle. Les salariés travaillent par deux, donc il n'y jamais de regroupement de plus de deux personnes. »

 

 Quelles sont les règles à respecter pour vos salariés ?

« Une bonne partie de nos dix salariés travaille. Ils sont répartis en équipes de deux personnes, et chaque binôme a son propre camion et ses outils.  Munis de leurs deux justificatifs de déplacement professionnels et des protections nécessaires, ils travaillent en limitant autant que possible leurs contacts. De plus nous distribuons les taches de chaque salarié bien distinctement sur le chantier, pour éviter au maximum les contacts. »

« Nous leur avons aussi demandé de ramener leur propre vaisselle, et de la laver chez eux afin d'éviter toute contamination. »

 

 Ces changements ont-ils beaucoup chamboulé l’entreprise ? 

« Nous avons la chance d'avoir des chantiers en plein air à exécuter dans notre commune, et des salariés qui respectent les consignes. Si les salariés ne suivaient pas les recommandations qu'on leur donne, on arrêterait tout de suite. »

 

Les salariés étaient d’accord avec le maintien de l’activité ?

« Nous avons une politique de management participatif, nos salariés sont impliqués dans nos décisions, et leur sécurité est notre première préoccupation, avant tout intérêt économique. Nous suivons donc tous, personnellement et strictement, les règles de confinement. Si jamais le gouvernement demandait un confinement total en incluant le bâtiment, nous suivrons les consignes. »