
Crise du bâtiment : sécuriser sa trésorerie en période instable
Les périodes instables se succèdent depuis 2020 : pandémie mondiale, guerre en Ukraine, paralysie sur le détroit d’Ormuz… Ces évènements ont considérablement impacté le BTP et les artisans sont aujourd’hui confrontés à un ralentissement de leur activité. Pour faire face à cette crise du bâtiment, il faut sécuriser sa trésorerie afin de pérenniser la vie de l’entreprise.

Je veux recevoir des leads qualifiés
Crise du bâtiment : contexte économique et géopolitique
Pandémie, guerre en Ukraine : des répercussions sur le BTP
La pandémie mondiale du Covid 19, déclarée officiellement par l’OMS le 11 mars 2020 et le confinement généralisé ont bouleversé de nombreux secteurs dont le BTP. Mis à l’arrêt puis ayant connu un redémarrage très lent après le confinement, le BTP a souffert et subi ensuite le contrecoup de la guerre en Ukraine initiée en février 2014 et non résolue à ce jour. Cela a eu pour conséquence une flambée des prix des matériaux dont les pénuries ou retards d’acheminement ont ralenti considérablement l’avancée des chantiers.
Tensions avec l’Iran et blocage du détroit d’Ormuz : un impact réel sur le BTP
Comme plusieurs secteurs, le BTP se trouve encore touché de plein fouet par la situation géopolitique. On évoque désormais la crise du bâtiment en 2026.
Les coûts ont augmenté non seulement pour l’alimentation en carburant, ce qui impacte notamment les véhicules de chantier, les transports des matières premières et des matériaux de construction mais les fournisseurs étant touchés par les mêmes problèmes doivent augmenter les prix des matériaux pour s’en sortir.
Les commandes peuvent tourner au ralenti car, face à une période incertaine, les particuliers vont retarder certains travaux et privilégier les frais courants (nourriture, carburant). Les projets de construction peuvent également être reportés.
Certains composants issus de la pétrochimie ont connu une hausse exponentielle depuis que le détroit d’Ormuz est paralysé. De ce fait, la mousse polyuréthane, utilisée pour la rénovation énergétique notamment, a connu une augmentation de 50 % et d’autres matériaux du BTP sont également fortement impactés.
La crise du bâtiment concerne tout le monde
Grande entreprise du BTP ou artisan travaillant en solo, la crise du bâtiment de 2026 concerne tout le monde.
L’artisan qui utilise son véhicule tous les jours pour se rendre sur ses chantiers est déjà touché par la hausse du prix du carburant. Il doit ensuite faire face à l’augmentation du prix de nombreux matériaux qu’il utilise dans son activité professionnelle quotidienne.
Pour ne pas devoir mettre la clé sous la porte dans les prochaines années, il est important d’avoir une bonne gestion des charges de l’entreprise et de savoir gérer efficacement la trésorerie de l’entreprise BTP.

Je booste ma visibilité maintenant
Quelles sont les solutions pour sécuriser sa trésorerie en période instable ?
Savoir anticiper en période de crise pour maintenir une trésorerie à niveau
Rester vigilant et observer les mouvements sur une trésorerie est essentiel pour pouvoir réagir au bon moment et dès que la situation le demande. Pour cela, l’artisan ou son comptable va vérifier les flux sortants ainsi que les flux entrants et repérer les déséquilibres qui peuvent se présenter.
Les signes avant-coureurs à ne pas négliger
Les clients demandent des délais plus longs, les fournisseurs prennent de plus en plus de retard dans les livraisons, les répercussions sur les chantiers sont inévitables, les organismes financiers n’offrent plus les mêmes facilités pour accéder au crédit, etc. Tout cela peut annoncer une période instable et une trésorerie qui peut vite être fragilisée.
Avoir une bonne gestion des entrées et sorties de trésorerie
Pour maintenir un fonds de roulement à niveau, on va sécuriser d’abord les entrées de trésorerie. C’est le moment de relancer les clients en retard dans les paiements pour pouvoir assurer les encaissements.
Pour les fournisseurs, on va négocier des délais plus longs pour les achats de matériaux ou d’équipements.
En période de crise, on tente de réduire les stocks et de diversifier les sources de financement si cela est possible (exemple : subventions publiques, affacturage).
Pour les sorties de trésorerie, on tente le plus possible d’ajuster les délais ou de différer certains paiements. On peut toujours négocier pour certains charges de l’entreprise comme les échéances fiscales ou encore le paiement du loyer.
Une bonne gestion financière par l’artisan permet de passer le cap d’une période instable en limitant les risques.
Il est aussi possible d’agir sur les charges variables (frais de marketing, de sous-traitance) temporairement. On pourra ensuite revenir à l’ancien schéma dès la crise passée.
Choisir de bons outils de pilotage pour sécuriser sa trésorerie
La rentabilité d’une entreprise du bâtiment passe par un mode de pilotage de sa trésorerie efficace.
Il est important d’établir un prévisionnel. Cet outil sera amené à évoluer dans le temps en fonction des mouvements réels de la trésorerie et des aléas de la conjoncture. Le prévisionnel doit tenir compte du contexte économique et géopolitique et anticiper sur les charges et les flux d’entrée dans la trésorerie. Anticiper sur certains retards est parfois possible. Par exemple, pour un chantier où l’on sait que le client paye régulièrement en retard. On pourra, soit le relancer en amont ou anticiper cette éventualité de retard et de « trou » dans la trésorerie en équilibrant avec des entrées de trésorerie que l’on peut facilement accélérer.
Opter pour un filet de sécurité pour les imprévus
Un particulier adopte souvent le réflexe de mettre un peu d’argent de côté chaque mois pour les frais imprévus. Il se constitue une réserve pour faire face aux imprévus.
Pour sécuriser une trésorerie, un artisan peut également constituer un filet de sécurité pour sa trésorerie. Il disposera ainsi de liquidités pour sécuriser son activité et maintenir un solde de trésorerie positif en cas de crise du bâtiment ou de retard important à la date d’encaissement d’un paiement important.
Suivre les coûts des chantiers
Un suivi en temps réel des coûts grâce aux outils digitaux permet d’ajuster plus facilement les dépenses de l’entreprise tout en évitant un dépassement budgétaire qui fragiliserait la trésorerie.
Sélectionner les travaux les plus demandés ou encore booster sa visibilité sur le web, permettent aussi d’anticiper les périodes de ralentissement de l’activité générale dues au contexte géopolitique.
L’année 2026 marque une crise dans le bâtiment sans précédant et les professionnels du BTP doivent mettre en place des moyens efficaces afin de sécuriser la trésorerie de leur entreprise. Ils pourront se faire aider par des experts et utiliser des outils numériques pour optimiser leur gestion et assurer le suivi des flux d’entrées et de sorties afin d’anticiper sur les besoins futurs en trésorerie.
