
Peut-on encore louer un logement mal isolé en 2026 ?
La location d’un logement est une source de revenus intéressante. Toutefois, un logement loué peut aussi représenter de nombreuses obligations à respecter, dont la première et la plus élémentaire est de devoir louer un logement décent. Avec les législations revues chaque année sur les moyens de limiter les émissions de CO² de nos logements, les règles se sont durcies. Alors, qu’en est-il en 2026 des logements mal isolés : peut-on encore les trouver à la location ? Éléments de réponse.

Le DPE : une référence incontournable pour louer un logement en 2026
Le DPE, en bref
Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est un incontournable de tout logement, qu’il s’agisse d’un bien à vendre ou d’un logement à louer. Les agences immobilières sont tenues d’afficher ce document de référence sur leurs annonces.
Le rôle juridique donné par le Gouvernement à ce diagnostic s’est accru au fil des années et s’inscrit dans la continuité du projet de loi climat et résilience (22 août 2021) avec un premier objectif visant à éliminer les passoires thermiques puis à renforcer l’isolation thermique des logements, tout en donnant au DPE un caractère obligatoire.
Le DPE sert à évaluer l’impact d’un logement sur l’environnement en mesurant les émissions à effet de serre. Il permet d’attribuer un classement sur une échelle comprise entre A et G, du mieux isolé à la passoire thermique.
A savoir : les logements classés G (passoires thermiques) sont désormais interdits à la location depuis le 1er janvier 2025.
Les conséquences du DPE sur le marché locatif en 2026
Le DPE va au-delà d’une simple information. Il influence les locataires et les futurs acheteurs. Entre deux biens similaires, si l’un a un DPE C et l’autre D, c’est le premier qui l’emportera. Les locataires attachent plus d’importance à l’isolation de leur logement afin d’être plus respectueux de l’environnement mais aussi de limiter les frais liés aux dépenses énergétiques de son logement.
Les biens immobiliers mal classés sont susceptibles d’être loués très tardivement ou de ne jamais trouver preneur. Le locataire préfère aussi un logement bien isolé dès le départ, plutôt qu’un logement qui tombera rapidement sous l’obligation de travaux (échéance DPE) ce qui signifie de devoir subir la présence d’artisans pour des travaux d’ampleur. Même si les travaux sont à la charge du propriétaire, les désagréments occasionnés représentent un frein dans le choix.
Travaux obligatoires pour la location
Pour éviter de louer un logement mal isolé en 2026, tout propriétaire doit donc anticiper et faire procéder au plus vite à des travaux d’isolation (exemple : isolation de la toiture pour une maison, isolation des murs par l’intérieur ou par l’extérieur, changement des fenêtres, etc.).
Ces travaux de rénovation peuvent représenter un coût mais ils permettront de se mettre en règle avec la législation et de rentrer rapidement dans ses frais en réussissant une mise en location rapide. De plus, les aides financières proposées pour les travaux d’isolation thermique peuvent faire baisser significativement le montant des travaux.
Bon à savoir : au 1er janvier 2026, le DPE a été réformé, ce qui a eu pour effet la révision du coefficient de conversion de l’électricité. Ce coefficient passant de 2,3 à 1,9, les conséquences sur les logements chauffés à l’électricité peuvent entraîner la révision de leur classement DPE. Des logements mal classés peuvent ainsi remonter de deux classes au DPE et s’ils étaient sous le coup d’une interdiction de location, ces logements peuvent être remis en location avec ces nouvelles données.

Quels logements peuvent être loués en 2026 et lesquels sont interdits à la location ?
Les logements G interdits à la location en 2026
Pour confirmer l’interdiction de location de passoires énergétiques, tout bailleur dont le bien immobilier a une étiquette G au DPE ne peut plus le mettre en location. Il doit donc effectuer rapidement des travaux d’isolation thermique afin de pouvoir envisager une nouvelle possibilité de mise en location.
Un sursis pour quelques autres logements en location pour 2026...
On l’a compris, la location d’un logement classé F ou G est devenue problématique (F) ou interdite (G).
A compter du 1er janvier 2028, les logements classés F seront également interdits à la location. Les propriétaires ont donc encore un peu de temps pour faire les travaux d’isolation thermique qui s’imposent s’il veulent pouvoir continuer à louer leur bien immobilier.
Quant aux logements classés E, ils seront également interdits à la location à l’horizon janvier 2034.
...Mais anticiper sur les travaux d’isolation est nécessaire !
La réglementation DPE pour les locations en 2026 interdit la location des logements G mais pour les logements F, interdits à la location au 1er janvier 2028, il est déjà question de gel des loyers, et d’une dévalorisation du logement sur le marché locatif même s’il reste encore deux ans avant l’interdiction. Il est donc conseillé d’anticiper et de prévoir rapidement des travaux de rénovation énergétique sur ce type de biens.
Pour les logements classés E, l’échéance est plus lointaine mais nécessite tout de même une organisation anticipée de travaux de rénovation, pour éviter d’attendre l’arrivée de l’échéance et de devoir agir dans l’urgence.
En 2026, la location de logements mal isolés est strictement encadrée par la législation et il est interdit de mettre à la location des logements classés G au DPE. Les étiquettes énergétiques F et E vont rapidement suivre les mêmes règles et l’on pourra, dès maintenant, anticiper en mettant en place les travaux énergétiques qui s’imposent. Par ailleurs, depuis le 1er juillet 2021, le DPE est devenu opposable ce qui permet au locataire de se retourner contre le propriétaire du bien loué en cas d’information trompeuse, engageant de ce fait, la responsabilité juridique de ce dernier.
